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LES DICTIONNAIRES BILINGUES




 

§ 117. Les dictionnaires français-russe et russe-français. Les études du français en Russie, qui ont une longue tradition, exigeaient des dictionnaires français-russe et russe-français. Il est à noter, cependant, que si les lecteurs russes disposaient d'un assez grand nombre de diction­naires français-russes satisfaisants il n'y avait point de bon dictionnaire russe-français, jusqu'au moment de lapaaition de celui de L V. Stcherba et M. I Matoussévitch.

Un dictionnaire bilingue part du principe que les mots d'une langue ont des mots équivalents dans une autre langue. Or, il est bien connu que les mots de deux langues différentes, ayant même des valeurs sémanti­ques semblables, ne coïncident que partiellement.

L.V. Stcherba cite plusieurs exemples de ce décalage et on pourrait les multiplier à l'infini : la valeur du mot français fâché, dans une de ses acceptions, peut être rendue en russe par le mot «сердитый». Mais il y a des acceptions et des emplois de ce mot français auxquels le mot russe ne pourrait correspondre. On peut bien traduire la phrase française Mon oncle est très fâché par la phrase russe «Дядя очень сердит». Mais l'équivalent russe de fâché, ne l'est plus quand il faut traduire la phrase suivante : Je suis fâché de ne pas avoir pu vous avertir. - «Я огорчен, что не мог вас предупредить».

Tant qu'il s'agit d'un dictionnaire français-russe destiné à l'usage des Russes, ce défaut capital peut être neutralisé : en se servant du dictionnai­re et grâce au contexte on arrive à deviner la véritable valeur du mot.

C'est pourquoi les dictionnaires français-russes faits en Russie (celui de Makarov. dont la première édition parut en 1870; celui de Redkine ( 1906) ayant pour modèle le dictionnaire français-allemand de Sachs-Villatte) sa­tisfaisaient aux besoins du public, grâce à la richesse de leur vocabulaire En 1939 paraît le dictionnaire de K. A. Ganchina qui a fait époque grâce à larichesse etlamodernité de sa nomenclature. Ce dictionnaire ajoui d'une heureuse fortune : il a subi plusieurs éditions et a servi de base solide à la création de son « successeur » - le « Nouveau dictionnaire français-russe » réalisé par V.G. Gak. Edité en 1994 cet ouvrage, qui englobe le répertoire lexical de son « prédécesseur ». s'appuie sur les acquisitions lexicographiques françaises de même que les dictionnaires bilingues des dernières décennies du XXe siècle marquées par une créativité lexicale sans précédent. Il s'ensuit que le Nouveau dictionnaire offre un inventai­re particulièrement riche du lexique du français actuel. Il en reflète les tendances dues aux progrès techniques et scientifiques, à la démocratisa­tion progressive de la langue française qui a sensiblement ébranlé les bar­rières jadis si solides, entre le langage distingué et les parlers « bas ». Une conséquence de cette dernière tendance a été la révision de certaines mar­ques stylistico-fonctionnelles à la suite du rehaussement du niveau de lan­gue de nombreux vocables. Visant des buts d'enseignement sont pris en compte les variantes phonétiques des mots, les écarts à la nonne régulière de la prononciation de certains d'entre eux et également les modifications éventuelles de l'orthographe qui sont en France à l'ordre du jour.



Le présent dictionnaire est un instrument d'études et d'enseignement d'une importance capitale pour tous ceux qui s'intéressent à la langue française autant spécialistes qu'amateurs.

Il en est autrement pour les dictionnaires russe-français à l'usage des Russes. Le but d'un dictionnaire pareil n'est pas d'aider à deviner le sens d'un mot étranger : il doit permettre de trouver un mot français convena­ble dans un cas concret et de l'employer correctement. Mais la plupart des anciens dictionnaires russe-français n'étaient rien autre que le Maka­rov à rebours. Il est bien préférable de se servir d'un dictionnaire analogi­que ou général français que de courir le risque de fautes ridicules où peut nous induire un dictionnaire qui ne tient pas compte des différences de valeur et d'usage des mots de deux langues différentes. Par exemple, tout dictionnaire français-russe traduira le mot français composer par 1. «составлять»; 2. «сочинять», et ce sera correct. Pour cette raison, on trouve dans n'importe quel dictionnaire russe-français la traduction du mot «сочинять» par le mot « composer ». Mais si on essaye de se servir de cet équivalent pour écrire ou parler en français, il se trouvera que cette traduction sera erronée ou. tout au moins, elle ne sera pas la meilleure. S'il s'agit du travail d'un prosateur, on préfère le mot écrire au mot compo­ser : s'il s'agit d'un poète, on dira plutôt qu'il fait des vers; on compose de la musique (dans ce cas la traduction du dictionnaire est exacte), mais s'il s'agit de la musique pour un texte poétique (сочинять музыку на слова), on dira en français mettre une romance en musique, et le mot composer sera déplacé.

Un bon dictionnaire russe-français doit être, en même temps qu'un dictionnaire des mots-équivalents, un dictionnaire stylistique et phraséolo-gique. C'est ce qui a été réalisé, dans la mesure du possible, par L.V. Stcherba et M. I. Matoussévitch dans leur dictionnaire russe-fran­çais, dont la 12e édition a paru en 1988.

En plus des traductions détaillées des mots russes en français, le dic­tionnaire indique la sphère stylistique de l'emploi du mot français et sa façon particulière de se combiner avec les autres mots dans les cas parti­culiers, dans les tournures usuelles.

Ce dictionnaire est un précieux instrument à l'usage des étudiants, des professeurs, des maîtres d'école, des traducteurs et des lexicogra­phes. Il est impossible d'imaginer un nouveau dictionnaire russe-français qui ne soit marqué par celui de Stcherba et Matoussévitch.

En 1963 paraît un dictionnaire phraséologique français-russe dirigé par J. Retsker. Par la richesse de sa nomenclature ce dictionnaire n'a pas son pareil parmi les ouvrages lexicographiques consacrés à la phraséolo­gie française. Comme dans les dictionnaires phraséologiques français uni-lingues les locutions y sont groupées sous des mots-vedettes présentés dans l'ordre alphabétique. Si le mot-vedette apparaît dans les locutions dans ses acceptions différentes, ces dernières sont traduites et numéro­tées. La présentation des locutions al' intérieur de l'article est conforme aux types essentiels de constaictions syntaxiques qui se suivent dans un certain ordre : locutions nominatives, locutions adverbiales, locutions ver­bales, comparaisons, locutions prédicatives. y compris les proverbes et les dictons. Les variations possibles des locutions sont chaque fois indiquées. Si la locution est d'un usage restrictif ce dernier est précisé par des mar­ques spéciales. Des exemples abondants sont destinés à mieux rendre compte des conditions d'emploi des locutions dans la parole.

L'usager du dictionnaire reçoit ainsi une riche information sur la struc­ture et le fonctionnement de chaque locution.

Une introduction théorique, rédigée par V Gak et I Retsker. rensei­gne le lecteur sur les caractères essentiels de la phraséologie française

En 1991 paraît un autre Dictionnaire français-russe (dont la 3-eme édition est sortie en 2000) réalise par une équipe de spécialistes russes et français sous la direction de VG Gak et J Triomphe. Cet ouvrage est d'une conception inédite. II représente un dictionnaire de type actif qui vise a expliciter le rapport langue - parole, y sont proposées en particulier les variantes possibles de traduction du mot selon le contexte

Le dictionnaire se distingue par la richesse de sa nomenclature qui monte à 150 000 unités. II contient un certain nombre d'articles représen­tant des tableaux synoptiques portant sur des phénomènes variés dont les dénominations, et surtout les particularités d'emploi de ces dernières dans les deux langues, peuvent causer des difficultés. Une partie considérable de ces articles ont trait à des phénomènes linguistiques qui présentent des particularités spécifiques dans les langues concernées.

Grâce a sa poh valence ce dictionnaire est unique en son genre. S'adressant avant tout aux francophones étudiant la langue russe, il est également d'une utilité inestimable pour les russophones qui s'intéressent au français

II y a lieu de nommer encore le « Dictionnaire du français familier et populaire » conçu par E.F. Gnneva et T.N. Gromova qui a paru en 1987. Cet ouvrage, comprenant environ 9 000 mots, tient compte de la créativité sémantique et phraséologique de ces derniers et fournit respec­tivement leurs équivalents russes. Les auteurs ont mis à profit les œuvres littéraires des écrivains français contemporains ce qui permet de se ren­dre compte de l'envergure de l'emploi et de la valeur connotative de cha­que terme.

 

 

 




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